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Publié le 30 mai 2018

Blatter sort son livre « My truth » (ma vérité) et prédit une fin malheureuse de la FIFA

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Toujours suspendu pour ce fameux « paiement déloyal » 2 millions francs suisses à Michel Platini, l'ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, continue de se prononcer sur les « injustices » qu'il dit subir.

Aujourd'hui, les yeux sont tous braqués à Zurich siège de la FIFA où la Task Force a convoqué les deux candidatures marocaine et nord-américaine aux fins de précisions, Blatter surgit du brouillard qui entoure cette rencontre à Zurich pour se prononcer encore sur son successeur Gianni Infantino.

Avec un timing de précision si proche du début de la Coupe du monde 2018, du verdict de la FIFA pour l’attribution du mondial 2026 en plus du débat d’un possible mondial à 48 équipes au Qatar, le nouveau livre de Blatter intitulé « my truth » (Ma Vérité) couvre par ailleurs un large éventail de sujets ses 40 années passées à la FIFA, avec comme cible, son successeur Gianni Infantino, a révélé le site insidefootballworld.

Blatter prend spécifiquement à partie Infantino qu’il accuse se débarrasser du mécanisme d'éthique qu’il avait mis en place. Dans son livre l’ancien patron de la FIFA n’a pas manqué de critiquer aussi les hauts fonctionnaires de la FIFA il y a deux ans, notamment Cornel Borbely et Hans-Joachim Eckert, qui présidaient respectivement les chambres d'enquête et de jugement du Comité d'éthique de la FIFA et Miguel Maduro, gourou de la gouvernance.

Infantino a longtemps soutenu, tout à fait sans conviction, qu'ils venaient tout simplement à la fin de leur mandat et que l'appareil éthique de la FIFA avait besoin d'une répartition géographique et par sexe différente.

Abasourdi, Blatter écrit dans son livre : « Je ne comprends pas pourquoi Gianni Infantino a anéanti tout ce que j'ai développé pour la FIFA. »

Il continue et révèle à l’endroit de son successeur que « Il a changé 61 personnes dans l'organisation, tous les cadres supérieurs et juniors ont été emportés. Un savoir-faire considérable a été perdu et ne peut être remplacé par des joueurs de football célèbres, même s'il s'appelle Marco Van Basten ou Diego Maradona. Nous verrons ce qui se passera dans l'élection ou la réélection du président en 2019. . . Ce que je sais, c'est que les choses ne peuvent pas continuer comme elles le sont ou que tout risque de mal finir. » a prévenu Blatter

Blatter insiste également sur le fait que Michel Platini, son ancien conseiller de confiance devenu adversaire, a changé son vote pour la Coupe du Monde 2022, bien que le Français a longtemps insisté sur le fait qu'il soutenait toujours le Qatar et ne subissait aucune pression politique.

Blatter dit que Platini lui a annoncé, 24 heures après un déjeuner de réunion avec le président français de l'époque Nicolas Sarkozy et l'Emir-Apparent du Qatar, qu'il changeait son vote des Etats-Unis.

Le livre cite également Blatter disant qu'il n'était pas vindicatif contre la FIFA mais qu'il n'en tirait aucun coup, « Je ne suis pas fâché avec la FIFA mais avec ses directeurs actuels : des gens qui appelaient pour me demander ceci ou cela mais qui n'ont absolument rien fait pour me défendre. » s’est désolé Sepp Blatter.

Mouhamet Ndiongue

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