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Publié le 28 mai 2018

Une édition « maîtresse » de son temps !

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La 21ème édition du Festival Gnaoua & Musiques du Monde d’Essaouira du 21 au 23 juin 2018 Casablanca, le 23 mai 2018 - Pour sa 21ème édition, le Festival Gnaoua promet comme chaque année des moments d’exception de musique et de partage, du 21 au 23 juin. Essaouira accueille les plus grands maâlems et musiciens du monde, le temps d’un weekend de fusions et d’émotions.

Comme à son accoutumée, le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira donne rendez-vous aux grands maâlems et aux meilleurs musiciens de la scène internationale pour une communion autour des musiques ancestrales et actuelles.

Pour donner le ton à une belle programmation musicale, le plus international des maâlems, Hamid El Kasri, présentera le fruit d’une résidence d’une semaine avec les incroyables Snarky Puppy. Véritable révélation de ces dernières années, le groupe composé de musiciens américains métissés a pour habitude de proposer des featuring avec des musiques d’autres horizons et des chanteurs d’un tout autre univers que le leur. Groupe de jazz expérimental qui mise sur l’improvisation, les Snarky Puppy et leur leader Micheal League trouveront leur bonheur avec le maâlem Hamid El Kasri, lui aussi grand habitué des fusions et des résidences avec des musiciens de renommée internationale.

Après une ouverture vitaminée, place à la fusion. Le festival propose cette année quatre concerts- fusion inédits : la rencontre de deux grandes musiciennes qui ont, non seulement le talent et l’authenticité en commun, mais mènent aussi le même combat, celui des femmes et de l’égalité : Fatoumata Diawara et Asma Hamzaoui (Bnat Tombouctou) s’apprêtent à donner un concert inédit.

Des concerts inédits

Des fusions, des résidences et pas moins de 14 concerts, repartis sur les deux grandes scènes : la scène Moulay Hassan et la scène de la Plage.

La scène Moulay El Hassan accueillera le bouillonnant Hoba Hoba Spirit. Le groupe phare de sa génération qui fait groover les musiques populaires marocaines y présentera son dernier album « Kamayanbaghi ». Quant à la scène de la plage, elle accueillera les musiques du monde et les maâlems Gnaoua, à l’image de Djmawi Africa (Gnaoua - Algérie), Imarhan (Musique touareg - Algérie), Africa United (Formation musicale maroco-africaine), Maâlem Kbiber (Maroc), Maâlem Abdelkebir Merchane (Maroc) et Maâlem Mustapha Baqbou (Maroc).

Gnaoua un carrefour musical unique

Le festival rassemble, fédère et propose des rencontres musicales inédites, certes, mais prépare aussi l’avenir. Avec « La relève Tagnaouite », le festival Gnaoua et Musiques du Monde pense à la transmission, à la relève et à la force de la jeunesse créative. Après le tremplin « Ouled Mogador Music Action », qui a puisé le talent à la source d’Essaouira, la relève Tagnaouite permet à cette nouvelle génération de fouler la scène Moulay Hassan, avec une vision et une ébauche de carrière.

Cœur de la stratégie du festival, véritable acte de foi et de résistance depuis 1998, la jeunesse et la transmission du patrimoine sont primordiales. Le Festival Gnaoua et Musiques du Monde mise ainsi sur Hossam Gania, qui s’est vu offrir sur scène le guembri de son père, l’indétrônable Mahmoud Guinéa, et ce peu de temps avant sa disparition il y a trois ans. Le maâlem jouera aux côtés de la nouvelle figure anglaise du jazz, le saxophoniste Shabaka Hutchings, le guitariste et bassiste français d’origine vietnamienne Nguyên Lê, le pianiste flutiste David Aubaile et le très prometteur Omar Barkaoui, un des batteurs marocains les plus doués de sa génération.

Le Maâlem Abdeslam Alikkane directeur artistique et coach de la relève, propose des concerts tous les jours autour d’une nouvelle génération de maâlems issus de trois villes :

  • La relève de Casablanca, qui rassemble Khalid Sansi (mémorable fusion en 2017 avec Bill Laurence), Ismael Rahil et Brahim Hamam ;
  • La relève de Marrakech, qui regroupe Moulay El Tayeb Adhbi, Tarik Ait Hmitti et Hicham Merchane (fils du maâlem Abdelkebir Merchane) ;
  • La relève d’Essaouira, composée de Said Boulhimas (Band of Gnaoua), Abdelmalek El Kadiri et Mohamed Boumazzough.

Un forum sur l’impératif d’égalité

En parallèle, et fidèle aux rendez-vous qui font son succès, le festival Gnaoua et Musiques du Monde annonce la tenue du Forum des droits de l’Homme, pour la septième année consécutive, en partenariat avec le Conseil National des Droits de l’Homme au Maroc (CNDH). Durant les matinées du 22 et 23 juin, l’échange citoyen et humain mettra en lumière les droits de la femme, sous le thème : « L’impératif d’égalité ».

Depuis 2012, ce forum crée un espace de débat et d’échanges entre intervenants nationaux et internationaux, sur des problématiques actuelles de nos sociétés. Après deux premières éditions, consacrées successivement à la jeunesse et à la culture, l’Afrique a constitué trois ans durant la thématique centrale du forum (histoire, femmes et diasporas africaines). L’édition de 2017 était dédiée aux liens entre digital et culture. Cette 7ème édition du Forum des droits de l’Homme est consacrée à l’égalité et / ou parité.

L’authenticité africaine

Le Festival reprend également les moments intimistes de l’Arbre à Palabres, où artistes et public ont l’occasion d’échanger autour d’un thé, depuis une belle terrasse de la médina.

Des concerts acoustiques à consommer, sans modération, sont aussi au programme : « 2 concerts de 2 grands maâlems » au Borj Bab Marrakech, avec les maâlems Hamid El Kasri et Mokhtar Gania. Maâlem Mokhtar Gania y présentera son nouveau projet Africa Gnawa Experience, représenté par Planet Essaouira. D’autres concerts intimistes feront écho à Dar Loubane et à Zaouia Issaoua. Sans oublier le vibrant hommage aux défunts maâlems d’Essaouira « Alwan Essaouira », qui aura lieu à Zaouia Sidna Bilal. En effet, sept maâlems reprendront l’héritage de leurs ancêtres, en référence aux sept couleurs de la culture Gnaoua.

Et pour marquer les esprits et rester dans les grandes traditions africaines, une grande exposition d’instruments de musique traditionnels d’Afrique « l’Instrumenthèque d’Afrique » sera présentée au Borj Bab Marrakech en marge du festival.

En somme, la 21ème édition du festival s’annonce mature, plus que jamais africaine, féminine et féministe, et porte la jeunesse à bout de bras.                                                                                                                                                                                   

                 

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