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Publié le 22 février 2016

L’addiction à Facebook scientifiquement prouvée

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Les chercheurs de l’Université de Californie du Sud ont récemment mené une étude qui a montré ce que nous savions déjà d’une manière assez diffuse… l’utilisation régulière, voire permanente, de Facebook est une forme d’addiction, et qui est aussi forte que celle pour la cocaïne. De nombreuses différences cérébrales déjà identifiées dans la toxicomanie se retrouvent ainsi en cas de surutilisation de Facebook, et ces différences sont associées à une difficulté de contrôle des impulsions.  Explications.

Les chercheurs californiens ont demandé à vingt étudiants (dix de chaque sexe) âgés de 18 à 23 ans, de passer un test destiné à mesurer leurs réactions face à des symboles ou des signes associés au premier réseau social du monde. Puis ils ont soumis leurs cogitations cérébrales à une IRM (imagerie par résonnance magnétique). Ils ont alors découvert que les zones d’impulsivité du cerveau activées par l’exposition à Facebook est la même que celle des toxicomanes pour la drogue.

Pour conduire cette enquête, les chercheurs de l’Université d’État de Californie ont interrogé un groupe d’étudiants sur leur niveau d’addiction à Facebook. Une série de photos leur a été montrée. Les sujets devaient presser un bouton lorsque qu’une image en lien avec Facebook apparaissait. Les scientifiques ont découvert que ceux qui appuyaient le plus vite étaient ceux ayant un niveau d’addiction au réseau social très élevé.

« Dans le cas d’une addiction, une forte impulsivité cohabite avec une déficience au niveau des inhibiteurs », a expliqué le professeur Ofir Turel avant d’ajouter  que « c’est effrayant quand on y pense, car cela signifie que certaines personnes peuvent réagir plus rapidement aux notifications de Facebook plutôt qu’au trafic alentour si elles utilisent leur smartphone sur la route ». Il a été également avéré par cette étude que la surdose de Facebook peut aller jusqu'à empêcher les usagers de contrôler leur impulsivité.

En revanche, les chercheurs ont aussi découvert que l’addiction à Facebook était moins nocive que celle à la cocaïne et qu’il était plus facile de s’en défaire, en suivant, par exemple, une thérapie cognitivo-comportementale pour décrocher de l’écran.Cette prise en charge de l'addiction au réseau social pourrait donc être efficace. Dans l'attente, les psychiatres et les pédiatres américains  » se tâtent  » pour considérer cette addiction comme une véritable maladie.

 

 

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